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Méthode

Trouver des chantiers : le guide de l'artisan en rénovation intérieure

Les canaux qui ramènent vraiment des demandes de chantier en rénovation intérieure : coût, délai, temps par semaine, contrôle. Avec nos mesures réelles.

· 22 min de lecture

Sommaire

Sept canaux ramènent des chantiers à une entreprise de rénovation intérieure : le bouche-à-oreille, les prescripteurs, le négoce et les groupements, la fiche Google, les plateformes de mise en relation, votre site avec une page de demande, et la publicité Facebook et Instagram. Aucun n'est meilleur dans l'absolu. Le critère de choix tient en une question : qui contrôle le volume, et à quel délai. Le bouche-à-oreille est gratuit mais vous ne le pilotez pas. La publicité est pilotable mais elle coûte tous les jours. Cet article compare chaque canal sur quatre points : le coût, le délai avant les premiers chantiers, le temps par semaine, le contrôle. Avec nos mesures et leur méthode.

Avant de chercher des chantiers, mesurez votre capacité

Avant de choisir un canal, posez trois chiffres sur une feuille : les heures de compagnon à occuper sur les 90 prochains jours, votre panier moyen, et le rayon que vous acceptez de couvrir. Ces trois chiffres décident du canal. Pas l'inverse.

La capacité d'abord. Un canal qui produit vingt-cinq demandes par mois ne sert à rien si vous ne pouvez en chiffrer que trois : vous ferez attendre des gens et vous abîmerez votre réputation avec de l'argent que vous avez dépensé. À l'inverse, si deux compagnons tournent à vide en novembre, le canal le plus lent devient le plus cher de tous.

Le panier moyen ensuite. Prenez vos douze derniers chantiers facturés, additionnez, divisez. Un petit panier demande du volume. Un gros panier demande peu de demandes, mais très filtrées, avec un budget déclaré. Le même canal ne se règle pas de la même façon dans les deux cas.

D'après les marges moyennes publiées par les réseaux comptables du bâtiment, un seul chantier par mois peut payer l'abonnement d'une agence, si vous avez des compagnons à occuper. La condition compte autant que le calcul.

La zone enfin. Raisonnez en temps de trajet, pas en kilomètres. Chaque aller-retour supplémentaire est du temps non facturé, multiplié par le nombre de passages sur le chantier, puis par le nombre de compagnons.

Dernier point, la saisonnalité. Un devis signé en février se pose en avril. Un canal s'ouvre donc avant le creux, pas pendant. Précision utile : les demandes liées aux aides publiques ne font pas partie de ce que nous savons produire.

Le bouche-à-oreille, comment l'entretenir sans en dépendre

Le bouche-à-oreille est le canal le moins cher et le moins pilotable. Il s'entretient, il ne se commande pas. Le bouche-à-oreille est la recommandation spontanée d'un ancien client à son entourage.

Ce qui le déclenche n'est pas la qualité technique : vos concurrents savent aussi poser du carrelage. C'est la fin de chantier. Le délai tenu, le chantier rendu propre, le dernier détail repris sans discuter, la facture conforme au devis. Le dernier jour pèse plus lourd que le premier.

Trois gestes suffisent à l'entretenir.

  • Un fichier de vos anciens clients : nom, adresse, nature du chantier, date, montant. Un tableur suffit.
  • Un appel de courtoisie quinze jours après la réception. Vous devenez la personne que nous recommandons.
  • Une demande explicite au bon moment : « Si vous connaissez quelqu'un dans l'immeuble ou dans votre entourage qui a un projet, donnez-lui mon numéro. » Une recommandation nommée vaut dix flyers.

Ajoutez ce qui se joue autour du chantier : le panneau dans la cage d'escalier, un mot dans les boîtes aux lettres de la copropriété, une carte laissée au gardien. En rénovation intérieure, un immeuble bien traité produit souvent un deuxième chantier.

Le point faible est structurel. Le bouche-à-oreille suit votre activité passée avec plusieurs mois de retard. Quand vous traversez un creux, il est en creux lui aussi, puisqu'il vient des chantiers que vous n'avez pas faits. Il n'arrive jamais au bon moment et il ne se dimensionne pas. Si vous embauchez, il ne suivra pas. C'est un socle, pas un levier.

Cinq maillons, un responsable, un statut par demande. Nous pouvons regarder ensemble lequel casse chez vous.

Voir la méthode en détail

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Les prescripteurs (architectes, maîtres d'œuvre, agents immobiliers, syndics)

Un prescripteur est un professionnel qui oriente ses propres clients vers vous, sans être lui-même votre client. C'est le canal au meilleur rapport entre panier moyen et effort, et le plus long à construire. Comptez des mois, pas des semaines.

Architectes et maîtres d'œuvre. Ils cherchent une entreprise qui rend un devis lisible, tient un planning, et ne les met pas en difficulté devant leur client. Ce qui les fait fuir : le devis en trois lignes, l'entreprise injoignable en août, les finitions à reprendre. L'approche qui marche n'est pas le mail groupé. C'est une liste de vingt cabinets dans votre zone, un passage physique, et un book de six chantiers avec photos avant et après. Le premier chantier avec un architecte est un examen de passage.

Agents immobiliers. Le moment utile est la visite. Un acquéreur devant un bien à rafraîchir demande toujours combien ça coûte, et l'agent qui sait répondre vend mieux. Proposez une visite conseil rapide, avec une fourchette écrite remise sous quelques jours. Passez voir trois agences par mois, toujours les mêmes.

Syndics. Le volume existe : parties communes, cages d'escalier, remises en état après dégât des eaux. Mais le rythme est celui des assemblées générales et les délais de paiement sont longs. C'est un canal pour une entreprise qui a de la trésorerie, pas pour sortir d'un creux.

Ajoutez les cuisinistes et les magasins de salle de bain : même logique, décision plus rapide.

Deux précautions. Si vous rémunérez un prescripteur, écrivez-le dans un contrat d'apporteur d'affaires ; un pourcentage convenu oralement finit en litige. Et surveillez la concentration : quand un seul prescripteur pèse une grosse part de votre chiffre, son départ devient votre problème. Avant de convenir d'un taux, regardez ce que le pourcentage donne en euros sur un vrai chantier : c'est le calcul que nous faisons dans combien coûte vraiment un apporteur d'affaires dans le bâtiment.

Les permis de construire et les mairies

Les guides recommandent souvent de consulter les permis accordés en mairie. Le dossier est effectivement consultable par le public, et l'autorisation doit être affichée sur le terrain pendant toute la durée des travaux, avec un minimum de deux mois. En rénovation intérieure, l'intérêt reste faible : la plupart des travaux intérieurs ne demandent aucune autorisation d'urbanisme. Ce canal devient pertinent si vous touchez aux ouvertures ou aux extensions.

Le négoce, les fournisseurs et les groupements d'artisans

Votre commercial de comptoir voit passer des particuliers toute la semaine. Il oriente vers les artisans qu'il connaît, et surtout vers ceux qui ne le mettent pas en difficulté. Canal gratuit, local, lent, très sous-utilisé.

Concrètement : soyez identifiable au comptoir, laissez des cartes, payez vos factures à l'heure, ne renvoyez pas la faute sur le négoce devant un client. Sa réputation est engagée quand il vous recommande. Demandez aussi à figurer dans les opérations du point de vente : portes ouvertes, salons de l'habitat, annuaires de poseurs.

Même logique avec les showrooms de carrelage et les fabricants. Certaines marques animent des réseaux de poseurs agréés et redistribuent les demandes qu'elles reçoivent, contre un engagement sur leurs produits.

Les groupements et coopératives. Un groupement d'artisans est une structure où plusieurs entreprises de corps d'état différents répondent ensemble à des chantiers qu'aucune ne prendrait seule. Pour de la rénovation complète, c'est un accès direct à des affaires plus grosses, avec des achats groupés. Les contreparties sont réelles : cotisation, gouvernance à plusieurs, et une finition qui ne dépend plus seulement de vous. Point d'entrée : la Fédération française des coopératives et groupements d'artisans, ou votre chambre de métiers.

Verdict : canal à entretenir en continu, jamais un canal de sortie de crise.

La fiche Google et les avis, ce qui marche vraiment pour un artisan

La fiche Google est le seul canal gratuit qui capte des gens déjà en train de chercher. Une fiche Google, ou Google Business Profile, est la fiche d'entreprise affichée dans Google Maps et à côté des résultats de recherche.

Ce qui compte vraiment, dans l'ordre.

  1. La catégorie principale. Choisissez celle qui correspond à ce que vous voulez vendre, pas à votre code APE. Qui veut des salles de bain ne se déclare pas « entreprise de bâtiment ».
  2. La zone desservie. Sans vitrine, vous pouvez masquer votre adresse et déclarer les communes que vous couvrez. Google le prévoit.
  3. Les photos de vos chantiers, publiées régulièrement. Trois photos par mois disent que l'entreprise tourne. Un album figé ne dit rien.
  4. Les avis : leur nombre, leur fraîcheur, et vos réponses. Demandez l'avis le jour de la réception, sur place, avec le lien déjà ouvert sur le téléphone du client. Pas trois semaines plus tard par mail.
  5. Vos réponses, à tous les avis, y compris les mauvais, en factuel. Un avis négatif bien traité rassure plus qu'une série de cinq étoiles muettes.

Ce qui ne marche pas : acheter des avis ou en faire écrire par des proches. Google écrit qu'il n'existe aucun moyen de demander ou de payer pour améliorer son classement local. Le risque est la suspension de la fiche.

La limite honnête : la position dans le pack local dépend beaucoup de la distance entre l'internaute et vous. Vous n'apparaîtrez pas à 25 km de votre adresse. Dans une agglomération dense, la fiche seule ne remplit pas un carnet. Comptez trente minutes par semaine, pour un flux régulier et modeste.

Les plateformes de mise en relation, ce qui s'achète et ce qui se partage

Sur une plateforme, vous n'achetez pas un chantier. Vous achetez le droit d'être en concurrence sur une demande, le plus souvent partagée. Une plateforme de mise en relation est un intermédiaire qui collecte des demandes de particuliers et les revend, ou les commissionne, auprès d'entreprises du bâtiment.

Deux modèles cohabitent.

  • Le contact facturé. Vous payez à l'unité ou par pack, que l'affaire aboutisse ou non, et le contact part en général chez plusieurs entreprises.
  • La commission sur chantier signé. Vous ne payez que si vous signez. Exemple publié : hemea annonce une commission dégressive entre 15 % et 7,5 % HT selon le montant du chantier, prélevée uniquement à la signature, et deux entreprises par client au maximum (revendiqué par hemea, relevé le 4 septembre 2026).

Ce que vous partagez dans les deux cas : le client, donc la comparaison de prix immédiate. Ce que vous ne gardez pas : la relation. Le particulier appartient à la plateforme. Le jour où vous coupez l'abonnement, il ne reste rien de ce que vous avez payé, ni photos, ni page, ni fichier.

Quand c'est rationnel : au démarrage, pour un creux ponctuel, pour tester une zone, ou quand vous avez de la capacité libre demain matin. Quand ça ne l'est plus : quand c'est votre seule source, année après année.

La mesure qui compte n'est pas le prix affiché du contact, c'est le coût par chantier signé. Prenez vos vingt derniers contacts, comptez les devis rendus puis les signatures, additionnez la dépense, divisez.

Chaque plateforme mérite d'être lue sur son propre modèle : les alternatives à Habitatpresto, ce que coûte vraiment un contact travaux et notre avis d'artisan sur Travaux.com. Deux cas s'écartent du contact facturé et valent leur propre lecture : Quotatis et ses forfaits de pose, où vous appliquez une grille au lieu de vendre votre prix, et hemea, qui ne facture qu'à la signature, commission convertie en euros sur un chantier réel.

Le site et la page de demande, filtrer avant de rappeler

Le rôle de votre site n'est pas de vous décrire. Il est de filtrer avant que vous ne décrochiez le téléphone. Une page de demande est une page dont l'unique but est de recueillir un projet précis, avec assez d'informations pour décider si vous rappelez.

Ce qui filtre réellement :

  • La zone, écrite en clair, avec le nom des communes. Un visiteur hors zone se disqualifie tout seul.
  • Le ticket d'entrée annoncé. Écrire que vous intervenez à partir d'un certain montant fait fuir une partie des visiteurs. C'est le but.
  • Un formulaire qui demande le projet, la pièce et sa surface approximative, le budget en tranches, le délai souhaité, le statut propriétaire ou locataire, le code postal et le téléphone.
  • Des tranches de budget plutôt qu'un montant exact. Un particulier qui refuse toute tranche n'a pas encore de projet.
  • Le champ délai : tout de suite, dans trois mois, je me renseigne. Cette question réordonne votre journée de rappels.

Ce qui rassure, en face : des photos de vos propres chantiers et non des images de banque, le nom et le visage du dirigeant, l'assurance décennale, les avis, une page par prestation et une page par ville principale.

Deux détails coûtent des demandes tous les jours : une page lente, et un formulaire invisible sans faire défiler l'écran sur téléphone. Le bouton d'appel doit être cliquable, en haut.

À retenir : un site est un convertisseur, pas une source. Sans trafic, il ne produit rien. Mesurez trois chiffres : visites, formulaires envoyés, appels reçus.

La publicité Facebook et Instagram sur vos propres chantiers

C'est le seul canal où vous décidez du volume, de la zone et de la date de démarrage. Le prix à payer est triple : un budget quotidien, des publicités propres à l'entreprise, et un rappel rapide.

Pourquoi cela fonctionne en rénovation intérieure : personne ne cherche une salle de bain sur Facebook, mais tout le monde regarde une salle de bain refaite. La demande est latente, vous la déclenchez au lieu de l'attendre. C'est la différence de fond avec Google, où vous captez une intention déjà formée. Selon votre métier, l'un ou l'autre l'emporte, et nous tranchons ce point dans Google Ads ou publicité Facebook pour un artisan.

Ce que cela demande, concrètement :

  • Des publicités propres à l'entreprise. Nous créons vos publicités, visuels et textes, à votre nom, et nous les diffusons dans votre zone.
  • Un budget quotidien tenu plusieurs semaines. Couper au bout de quatre jours ne mesure rien. Pour fixer ce montant à partir de vos heures à occuper plutôt que d'une moyenne de marché, voir quel budget de publicité par mois pour une entreprise de rénovation.
  • Une page de demande qui filtre, celle de la section précédente.
  • Un rappel en moins de dix minutes, celui de la section suivante.

Nos mesures, avec leur méthode.

Sur un compte témoin en rénovation intérieure (Île-de-France, 30 € par jour), le coût d'une demande qualifiée est passé de 95,80 € à 22 € en sept jours, entre le 27 juillet et le 3 août 2026. Ce compte est celui d'une entreprise familiale qui nous sert de sujet témoin, pas d'un client. Nous y mesurons une demande qualifiée, pas un chantier signé. Un compte, une zone, une saison.

Sur ce compte, les publicités sont des images fixes, pas des vidéos.

Ce qui a changé pendant ces sept jours n'est pas le budget, resté identique. Les visuels génériques ont laissé la place à des visuels propres à l'entreprise. La zone a été resserrée, et le formulaire a filtré.

Les erreurs qui reviennent : booster une publication depuis le téléphone, envoyer les gens vers la page d'accueil, cibler une région entière, arrêter au bout de trois jours, et ne pas rappeler.

Le risque à connaître : c'est un canal locatif. Vous arrêtez de payer, il s'arrête. La contrepartie est le contrôle : vous augmentez quand deux compagnons se libèrent, vous baissez quand le planning est plein. Et vous gardez vos vidéos, votre page, votre liste de demandes.

Le rappel et le suivi, là où les chantiers se perdent

Le canal ne décide pas de votre carnet. Le rappel décide. Sur le compte témoin décrit plus haut, avant la mise en place d'un suivi, 17 demandes sur 19 n'ont jamais été rappelées (même compte, été 2026).

Ce n'est pas un défaut de sérieux, c'est une question d'organisation. Le dirigeant tient un chantier, il a les mains prises, et rien dans sa journée ne prévoit de décrocher. Le soir, six messages attendent, les deux derniers reçoivent une réponse, les quatre premiers passent à la trappe. Le particulier, lui, avait sollicité trois entreprises dans la même journée.

Ce qui règle le problème :

  • Une alerte immédiate, par SMS et par mail, avec le contenu du formulaire. Vous décidez en dix secondes si vous rappelez.
  • Un rappel sous dix minutes en journée. Au-delà, quelqu'un d'autre a décroché avant vous.
  • Trois tentatives à des heures différentes, sur deux jours. La première ne passe presque jamais.
  • Un SMS en cas de non-réponse, avec votre nom, l'entreprise, le projet évoqué et une heure de rappel annoncée.
  • Un tableau de suivi, même dans un tableur : date, nom, ville, projet, budget, statut (à rappeler, rendez-vous pris, devis envoyé, signé, perdu, hors critères) et date du prochain contact.
  • Des relances de devis à quarante-huit heures, à sept jours, à trois semaines. Beaucoup de devis se signent au troisième contact.

Et une définition claire de ce que vous comptez, sinon vous comparez des choses différentes d'un mois sur l'autre :

Une demande qualifiée est un particulier qui a rempli le formulaire complet (projet, budget, délai, zone dans les critères publiés) avec un numéro valide. Les doublons et les hors-zone ne comptent pas.

Cinq lignes suffisent à piloter : demandes qualifiées reçues, rappelées sous dix minutes, rendez-vous pris, devis envoyés, devis signés. Désignez la personne qui tient ce tableau. Un mi-temps de secrétariat se rentabilise souvent plus vite qu'un canal supplémentaire.

Ce guide s'arrête volontairement à la demande reçue et au premier appel. Tout ce qui vient après, le chiffrage, la remise du devis et les relances, est traité dans notre guide pour faire signer ses devis.

Le tableau comparatif des canaux

Aucun canal n'est bon sur toutes les colonnes. Le tableau compare ce que chacun coûte, le temps qu'il demande, le contrôle qu'il laisse et son risque principal.

CanalCoûtDélai avant les premiers chantiersTemps par semaineContrôle du volumeRisque principal
Bouche-à-oreilleFaibleÉlevéFaibleFaibleSuit votre activité passée, il baisse quand vous en avez le plus besoin
PrescripteursFaibleÉlevéMoyenMoyenDépendance à quelques personnes
Négoce, fournisseurs, groupementsFaibleÉlevéFaibleFaibleVous ne décidez ni du moment ni du volume
Fiche Google et avisFaibleMoyenFaibleFaiblePosition dépendante de la distance et de la concurrence locale
Plateformes de mise en relationMoyen à élevéFaibleMoyenMoyenContact partagé, comparaison de prix, rien de conservé à l'arrêt
Site et page de demandeMoyenMoyenFaibleFaibleNe produit rien sans trafic
Publicité Facebook et InstagramSelon le budgetFaibleMoyenÉlevéS'arrête le jour où vous coupez le budget

Lecture de la colonne délai : « élevé » signifie qu'il faut attendre longtemps avant les premiers chantiers, « faible » que les premières demandes arrivent en quelques jours.

Comment s'en servir : entretenez en continu deux canaux lents et peu coûteux, le bouche-à-oreille et les prescripteurs, parce qu'ils construisent votre panier moyen. Gardez à côté un canal rapide que vous ouvrez ou fermez selon votre capacité. Et ne dépendez jamais à plus de la moitié d'un canal dont vous ne contrôlez ni le volume, ni le prix, ni l'accès.

Se faire connaître pour un artisan

Se faire connaître, pour une entreprise de rénovation intérieure, ne veut pas dire être connue de tout le monde. Cela veut dire être le nom qui vient à l'esprit des propriétaires de trois ou quatre communes le jour où ils décident de refaire une pièce. La question est donc locale, et elle se règle avec de la matière visuelle bien plus qu'avec un discours.

Le point de départ est le même pour tous : vos chantiers photographiés. Ces photos alimentent la fiche Google, la page de demande et les publications. Une règle simple suffit à s'y tenir : une photo avant, deux pendant, trois après, sur chaque chantier.

Ensuite, la façon de se montrer dépend du métier, parce que la demande ne se forme pas au même moment.

Carrelage. Le résultat se voit en une image. Un calepinage propre, une douche à l'italienne finie, une coupe juste en périphérie de pièce : ce sont des photos qui circulent seules dans une copropriété et qui font venir le voisin du dessus. Priorité aux images et à la fiche Google.

Plaquiste. Le travail finit caché sous la peinture, donc c'est l'avant et l'après qui parlent : une pièce ouverte, une cloison montée en deux jours, un plafond rattrapé. Photographiez chaque étape, pas seulement la fin.

Plomberie. Une partie de la demande est urgente, et une urgence se cherche sur un moteur de recherche, pas dans un fil d'actualité. Une fiche Google à jour et un numéro qui décroche valent mieux qu'une campagne. Pour la salle de bains complète, c'est l'inverse : le projet est différé et se déclenche à l'image.

Menuiserie. Dressing, agencement, escalier, fabrication à la demande : le panier est élevé et la décision est longue. Montrez l'atelier autant que la pose, et acceptez que la demande arrive plusieurs semaines après avoir été vue.

Trois gestes valent pour tout le monde, quel que soit le métier. Nommer clairement ce que vous faites et ce que vous ne faites pas, sur votre fiche comme sur votre page : une entreprise qui dit tout faire n'est recommandée pour rien. Demander l'avis le jour de la réception, sur place. Publier assez régulièrement pour qu'un particulier voie que l'entreprise tourne, sans y passer vos soirées : trois publications par mois tenues toute l'année valent mieux qu'une rafale en janvier suivie de six mois de silence.

Sachez enfin ce que la notoriété ne règle pas. Être connu fait arriver des demandes, cela ne les transforme pas en chantiers. La suite, de la demande reçue à la signature, se joue sur le délai du premier appel, la clarté du devis et la relance, trois choses qui ne dépendent d'aucun canal.

Ce que nous ferions selon votre situation

Trois situations reviennent chez les entreprises de rénovation intérieure : le carnet irrégulier malgré une bonne réputation, la dépendance à une plateforme payée depuis des années, et l'embauche qui impose du volume à date fixe. Chacune appelle un ordre de gestes différent, et cet ordre compte davantage que le choix du canal.

Vous avez du bouche-à-oreille, mais des creux

Vous n'avez pas un problème de réputation, vous avez un problème de régularité. Vos demandes arrivent quand vos anciens clients y pensent, donc jamais au bon moment. Regardez vos trois dernières années : vos deux creux tombent presque toujours aux mêmes semaines.

Dans l'ordre : la fiche Google d'abord, gratuite, un mois de travail sérieux suffit à la remettre à niveau. La page de demande ensuite, pour arrêter de rappeler des gens hors zone. Un canal rapide enfin, allumé six à dix semaines avant le creux, coupé quand le planning est plein. Ce qu'il ne faut pas faire : signer une plateforme dans la panique, en octobre, sans avoir rien mesuré. Si le carnet est déjà en train de se vider, le plan à 90 jours donne l'ordre des gestes, semaine par semaine.

Vous payez déjà une plateforme

Ne coupez pas avant d'avoir mesuré. Reprenez vos vingt derniers contacts, comptez les devis rendus et les affaires signées, additionnez ce que vous avez versé, divisez. Si le coût par chantier signé passe dans votre marge, le canal n'est pas le problème.

Le vrai sujet est ailleurs : à l'arrêt de l'abonnement, il ne vous reste rien. Notre conseil : garder la plateforme trois mois de plus et monter en parallèle ce qui vous appartient, la page de demande et la publicité sur votre zone. Comparez sur la même période, avec la même définition de la demande qualifiée, puis coupez le canal le moins bon.

Vous embauchez

Une embauche est un besoin de volume à date fixe, et les canaux lents ne sont jamais au rendez-vous ce jour-là. Ouvrez le canal pilotable six à huit semaines avant l'arrivée du compagnon, pas après. Écrivez le nombre de demandes visé par mois, et vérifiez qu'il correspond aux heures à remplir.

Une condition préalable : décidez qui rappelle, et sous quel délai. Si personne ne peut rappeler en moins de dix minutes en journée, ne lancez rien tant que ce point n'est pas réglé.

Ce que nous faisons, et ce que cela coûte

BTPScale amène des demandes de chantier à des entreprises de rénovation intérieure. Nous créons vos publicités, visuels et textes, à votre nom, et nous les diffusons dans votre zone. Nous construisons la page qui filtre, nous vous alertons à chaque demande, nous rappelons avec vous, et nous suivons chaque demande jusqu'au devis.

BTPStart : 990 € par mois ; BTPPro : 1 490 € par mois ; BTPScale : 2 990 € par mois. Honoraires nets de taxe, plus une mise en service de 3 000 €, identique aux trois offres, payable en deux ou trois fois. Chaque offre comprend la création des annonces et le pilotage des campagnes. La publicité est en plus : elle tourne sur votre compte, à votre nom, avec votre moyen de paiement. Vous en fixez le montant, nous la pilotons, vous voyez chaque euro dépensé. Premier mensuel à la signature ; préavis de 30 jours. Votre objectif de demandes est calculé avec vous au démarrage, sur votre zone, votre métier et le budget que vous choisissez, puis écrit à votre contrat. S’il n’est pas atteint sur les 30 premiers jours de diffusion, nos honoraires sont suspendus jusqu’à ce qu’il le soit, pendant 60 jours au plus. Conditions : accès et formulaire fournis, zone validée par écrit, campagnes non modifiées par le client. Aucun chantier signé ni rendez-vous promis. Le détail figure sur nos offres.

Nous ne nous engageons pas sur des chantiers. Un chantier se signe en rendez-vous, avec votre prix et votre devis. Ce sur quoi nous nous engageons : le volume de demandes et la rigueur du suivi.

Ce qu'il faut lire ensuite

Ce guide couvre la première moitié du parcours, celle qui va jusqu'à la demande reçue. La seconde est traitée dans faire signer ses devis, qui reprend au moment où le formulaire tombe et va jusqu'à la signature, délai de rappel et relances comprises. Si vous voulez voir comment nous enchaînons les étapes, de l'annonce au devis, notre méthode les décrit une par une. Le canal publicitaire, son budget quotidien et sa page de demande sont détaillés sur la page publicité Meta. Ce que nous facturons, ce qui est compris et ce qui reste à votre charge figure sur nos offres. Et avant de croire un chiffre, y compris les nôtres, nos résultats publient la définition d'une demande et la méthode de calcul avant les montants.

Daniel Luta

Cofondateur, construit et pilote la chaîne

Daniel construit et pilote les campagnes, les pages et le suivi des demandes. Il a appris le métier sur le compte témoin avant de vendre quoi que ce soit.

L'agence

FAQ

Deux canaux produisent des demandes en quelques jours : les plateformes de mise en relation et la publicité Facebook et Instagram. Les deux se paient, et les deux supposent que quelqu'un rappelle sous dix minutes. Les canaux gratuits, bouche-à-oreille, prescripteurs, fiche Google, demandent des semaines ou des mois. Si votre creux est dans trois semaines, seul un canal payant tient le délai.

Quatre leviers ne coûtent que du temps : votre fiche Google avec des avis récents, le rappel de vos anciens clients, les prescripteurs de votre zone (architectes, maîtres d'œuvre, agents immobiliers, syndics), et votre commercial de comptoir au négoce. Comptez plusieurs heures par semaine et plusieurs mois avant les premiers chantiers. Gratuit ne veut pas dire rapide, ni pilotable.

Un particulier ne consulte pas d'appels d'offres. Il demande à son entourage, il cherche sur Google Maps, il compare sur une plateforme, ou il voit un chantier passer sur Facebook et Instagram. Vous couvrez ces quatre portes avec quatre choses : des clients contents, une fiche Google à jour, une page de demande claire, et des photos de vos propres chantiers.

Sans historique, vous n'avez ni avis ni recommandations. Commencez par ce qui ne demande pas de réputation : le négoce, les groupements d'artisans, la sous-traitance pour une entreprise plus grosse, et éventuellement une plateforme pour vos premières affaires. En parallèle, créez votre fiche Google et photographiez chaque chantier. Ces images seront la matière de tous vos canaux suivants.

Partez de votre capacité, jamais d'un objectif rond. Comptez les heures de compagnon à occuper sur 90 jours, divisez par la durée moyenne d'un chantier : vous obtenez le nombre d'affaires à signer. Remontez ensuite avec vos propres taux, combien de demandes donnent un rendez-vous, combien de rendez-vous donnent un devis, combien de devis se signent.

Quelques entreprises à la fois

Parlons de vos prochains chantiers.

Trente minutes sur votre zone, votre métier et votre budget. Vous ne repartez pas avec des conseils. Vous repartez avec la réponse : ce qui bloque chez vous, et ce qu’il faut faire pour que ça s’arrête.

  1. 1Votre situation
  2. 2Ce qui bloque
  3. 3Un objectif écrit
  • SelamVotre premier échange et le suivi de votre dossier.
  • DanielLa publicité, le site et les outils de suivi.

30 minutes avec Daniel ou Selam d'abord · Aucune obligation · Rien à signer